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Les splendeurs de l'Andalousie au fil du Guadalquivir : Séville, Grenade, Cordoue et Cadix

Belle de Cadix - Source : Croisi-Europe
L'anniversaire des 80 ans de Gwenola est à l'origine de cette croisière fluviale en Andalousie sur le bateau La Belle de Cadix. Lors de notre prospection, notre objectif était la visite des sites traditionnels de l'Andalousie. Notre choix pour cette croisière fluviale proposée par CroisiEurope nous a paru un bon compromis correspondant à cet objectif et offrant en plus l'agrément et le confort de la croisière. Par rapport au circuit traditionnel, en se déplacent de ville en ville, nécessitant le changement fréquent de Chambres d'hôtels, cette solution de croisière nous a libéré du soucis d'avoir à refaire à chaque fois sa valise. La vie à bord est agréable. La Belle de Cadix emprunte son nom à une opérette française créée en 1945 dont le rôle principal est interprété par Luis Mariano. Son port d'attache est situé à Séville sur le Canal Alphonse-XIII, également appelé darse du Guadalquivir. Le bateau accueille 176 passagers et 34 membres d'équipage. Il est composé de quatre ponts, de bas en haut, le pont principal (cabines et restaurant), le pont intermédiaire (cabines et bar), le pont supérieur accueille des cabines dont la notre, le pont soleil (promenade, piscine, transats, terrasse ombragée). Au début, il convient de mémoriser les fonctions de ces quatre ponts qui communiquent entre-eux par des escaliers symétriques situés sur bâbord et tribord. Quand nous sommes à bord, la vie est rythmée par des annonces trilingues (français, anglais, allemand) audibles dans la cabine aussi bien que sur les ponts : appels pour les repas, les spectacles, les jeux, les départs en excursion. A bord, les membres de l'équipage ont à cœur de vous coucou nez, dorlotez, vous n'avez pas le temps de vous ennuyer! Les repas sont de bonne qualité, les vins également. Le confort de la cabine est correct et il n'y a pas de bruits de voisinage. En résumé, c'est la belle vie. Le seul inconvénient et il est de taille, c'est l'omniprésence de la climatisation. C'est un circuit fermé idéal pour recycler les microbes. Vers la fin du séjour, j'attrape des maux de gorge qui se concrétise en gros rhume, pour Gwenola, c'est plus sévère, à son retour à Guérande, son médecin diagnostiquera une pneumonie et la mettra sous anti-biotique pendant une semaine.
L'Andalousie est l'une des dix-sept communautés autonomes d'Espagne.
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Carte des communautés autonomes d’Espagne - Source : Wikimédia Commons
Elle est divisée en provinces :
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Carte des provinces d'Andalousie - Source : Wikimédia Commons
Au nord de la région, l'élément principal du relief est la vallée du Guadalquivir, située entre deux chaînes de montagnes, la sierra Morena au nord et les cordillères Bétiques au sud (dont fait partie la Sierra Nevada).
Le parcours du Guadalquivir, long de 657 km, est représenté sur la carte ci-dessous :

Parcours du fleuve Guadalquivir - Source : Wikimédia Commons
Le Guadalquivir n'est pas navigable entre Cordoue et Séville. Il est navigable entre Séville et son estuaire dans l'océan Atlantique.
La carte ci-dessous nous permet de situer l'emplacement de notre bateau et sa proximité avec le Parc Maria Luisa de Séville :

Parc Maria Luisa - Source : google maps modifié avec le logiciel Inkscape
La place d'Espagne est située dans ce parc accessible en une quinzaine de minutes.
Cette place est conçue pour l'Exposition ibéro-américaine de 1929.

Poster for the Ibero-American Exposition of 1929, held in Sevilla, Spain - Source : Wikipédia
Le parc Maria Luisa
Le parc de María Luisa - Source : Wikipédia
fut offert à la ville en 1893 par l'infante María Luisa, duchesse de Montpensier, et faisait à l'époque partie des jardins du Palais de San Telmo. Il ne fut que peu modifié jusqu'en 1911 : seule fut créée l'avenue de las Acacias qui suivait les chemins existant auparavant. Le parc fut entièrement réaménagé à l'occasion de l'Exposition ibéro-américaine de 1929 par l'ingénieur et paysagiste français Jean Claude Nicolas Forestier, chargé des travaux en 1911, à qui on demanda de conserver le plus possible d'espèces végétales. Le parc fut ouvert au public en 1914. À la même époque y furent incorporés, toujours pour l'Exposition ibéro-américaine, les terrains de l'ancien Verger de Mariana (Huerta de Mariana), où se situe depuis la place d'Amérique, et d'autres situés à proximité du Prado de San Sebastián afin de créer la place d'Espagne. (wikipédia).
16/10/2025 - Jour 1 : Guérande - SÉVILLE
Avec ma voiture, Marie nous conduit à l'aéroport de Nantes. Par un vol de la compagnie Transavia, nous arrivons à l'aéroport de Séville en milieu d'après-midi. Un taxi réservé par CroisiEurope, nous emmène jusqu'à la Belle de Cadix où l'embarquement est prévu à 18h. Dans la foulée les festivités commencent : présentation de l'équipage et cocktail de bienvenue. Autour d'un verre, nous sympathisons avec un couple de Douai, Jacqueline et Jean-Claude, ainsi qu'avec André de Bruxelles, veuf depuis un peu plus d'un an. Profitant de cette complicité récente, un serveur nous prévient de l'affectation de notre groupe à la table D4 du restaurant. Cette table sera la notre pour tout le séjour, plus question d'en changer. Dès ce premier jour, je prends l'habitude d'une promenade digestive avec André. Avec l'aide de mon GPS, nous traversons le parc Maria Louisa et rejoignons la place d'Espagne.

Séville - Place d'Espagne la nuit - Crédit photo : Régis Leruste
17/10/2025 - Jour 2 : SÉVILLE - Cordoue - SÉVILLE
La journée est consacrée à la visite de Cordoue et de sa mosquée-cathédrale. Le trajet se fait en car et représente aller-retour quatre bonnes heures de route. C'est là que nous nous apercevons de l'inconvénient de ce voyage proposé par CroisiEurope. Ce temps de transport se ressentira encore davantage lors de notre excursion à Grenade, 5h30 de trajet auquel il convient d'additionner le temps passer à la visite ainsi que celui passer au restaurant le midi, au point où CroisiEurope déconseille d'y participer aux personnes dont la mobilité est restreinte. Cordoue, jadis capitale des Émirs et des Califes, située sur la rive nord du Guadalquivir, est un exemple vivant des diverses cultures qui s’y sont exprimées. Une harmonie réussie entre les peuples musulmans, juifs et catholiques qui marquèrent la cité d’une richesse architecturale incomparable. La superbe Mezquita (mosquée-cathédrale) est sans conteste l’emblème de cette splendeur passée. A notre arrivée, le car nous dépose à proximité du pont romain sur le fleuve Guadalquivir. Ce pont étroit est entièrement réservé aux piétons et il permet l'accès à la Mosquée-Cathédrale.
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Le Pont romain de Cordoue sur le fleuve Guadalquivir - Source : Wikimédia Commons
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Cordoue - La mosquée-cathédrale vue du ciel
La mosquée
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Cordoue - La mosquée-cathédrale - À gauche, la grille de la chapelle San Pablo

L'originalité de la mosquée provient de la fixation du module contructif basé sur la superposition d'une double arche qui élève le toit. En outre, l'originalité est l'alternance de couleur apportée par la pierre et la brique.

Légende du module constructif :
[1] : Colonne (a : Base, b : Fût, c : Chapiteau)
[2] : Cimaise
[3] : Modillon à copeaux
[4] : Pilastre
[5] : Arc outrepassé
[6] : Voussoir
[7] : Arc en plein cintre
Module constructif : Au travers de l'influence reçue des aqueducs et arcs de triomphe de l'ancienne Rome, l'espace est formé par un ensemble de colonnes sur lesquelles repose un système de double arcatures superposées. Cette solution créative, qui intègre divers éléments architectoniques, est audacieuse et très personnelle, tout en transmettant une grande sensation de transparence, sveltesse et légèreté (extrait de la brochure de la mosquée-cathédrale).
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Cordoue - Mosquée-Cathédrale - Vue sur le maître-autel et le grand retable de la Capilla Mayor
18/10/2025 - Jour 3 : Huelva - Isla minima- CADIX
Huelva
Sur la route, Johannes, notre accompagnateur, nous parle de la Feria et de la torromachie. La carte ci-dessous, nous permet de situer Huelva et Séville. Elle est également intéressante pour imaginer le trajet de notre croisière future sur le Guadalquivir.

Carte Séville - Huelva - Cadix - Source : Google maps modifiée avec Inkscape
Le monastère de la Rabida

Monastère de la Rabida - Allée fleurie - Crédit photo : Régis Leruste

Monastère de la Rabida - Source : Wikimédia Commons
Nous visitons le monastère franciscain de style gothique-mudéjar qui a été construit entre le XIVe et le XVe siècle. Christophe Colomb, alors qu’il planifiait son départ pour le nouveau monde, y séjourna. Une fresque de Daniel Vázquez Díaz (1882-1969) datant de 1930 illustre l'épopée du navigateur et rappelle son rôle historique.
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Au fil des siècles, de nouvelles constructions agrandirent le monastère. Christophe Colomb, alors qu’il planifié son départ pour le tour du monde, y séjourna. Au fil des siècles, de nouvelles constructions agrandirent le monastère.
Parc des caravelles

Parc des caravelles - Source : Wikimédia commons
Le parc des caravelles de Christophe Colomb, c’est d’ici que le grand explorateur partit le 03 août 1492. Le site accueille les répliques grandeur nature de la Pinta, la Nina et la Santa Maria, les trois navires de l’expédition Christophe Colomb.

André sur la caravelle Santa Maria - Crédit photo : Régis Leruste

Parc des caravelles - Crédit photo : Régis Leruste )
Croisière
Comme nous l'avons vu plus haut, La Belle de Cadix est basée dans le port de Séville sur le canal Alphonse III. En début d'après-midi, en référence à la carte ci-dessous, notre navigation commence sur ce canal par lequel nous allons rejoindre l'écluse du Guadalquivir.

Après le passage de cette écluse, notre navigation continue sur le Guadalquivir en direction de son estuaire. Ensuite, pour atteindre Cadix, nous aurons à naviguer sur quelques milles nautiques sur l'océan Atlantique.

Parcours de la croisière - Source : Google maps modifiée avec le logiciel Inkscape
Nous longeons le parc de Doñana classé par l’UNESCO "réserve naturelle de la Biosphère". Il s’étend sur la rive droite du Guadalquivir jusqu’à son estuaire. Situé entre l’Europe et l’Afrique, il constitue la plus importante zone humide d’Europe et attire plusieurs millions d’oiseaux migrateurs. Nous pouvons imaginer qu'il constitue une étape importante pour ces oiseaux migrateurs, en partance ou en provenance d'Afrique, leur permettant de se reposer et de se restaurer, avant ou après, le survol du détroit de Gibraltar large de quatorze kilomètres.
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Parque Nacional de Doñana. Observatorio de aves - source : Wikipédia

Le Lynx d’Espagne, espèce menacée (statut critique) est un symbole du parc - Source : Wikipédia
Isla minima

Isla minima - Source : Wikimédia Commons
Après trois heures de navigation nous atteignons Isla Minima où la visite d’une hacienda typique andalouse est prévue. L’Hacienda était à l’origine un ranch de brava. Début 1940, la famille Escobar acquit la quasi-totalité du lieu et y fonda la Finca de Isla Minima. Ce fut le lieu idéal, grâce à la qualité des pâturages, pour l’élevage du taureau et du cheval chartreux. Les maîtres des lieux en firent une ferme modèle. Dans ce décor, nous assistons à un spectacle équestre suivi d'un concert de musique andalouse et de chants andalous auxquels nous sommes invité à participer.

Arènes de Isla Minima - Source : Wikimédia Commons

Isla minima - Arènes - détail d'une porte - Crédit photo : Régis Leruste

Isla minima - Spectacle équestre - Crédit photo : Régis Leruste
A l'issue de cette visite, nous reprenons notre navigation. Au milieu de la nuit, durant notre sommeil, nous arrivons au port de Cadix.
19/10/2025 - Jour 4 : CADIX - Jerez - Sanlucar - Cadix
C'est à notre réveil que nous nous apercevons ce grand port dimensionné pour accueillir d'immense paquebots à l'exemple du Mardi Gras que nous avons en vis-à-vis. A coté de notre Belle de Cadix, ses dimensions sont gigantesques et il est conçu pour accueillir 6500 passagers et 2000 membres d'équipage. Pour préserver notre intimité, j'ai une nette préférence pour notre bateau.
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Paquebot Mardi Gras - Source : Wikimedia Commons
Cadix est la capitale de la province de Cadix. La vue aérienne ci-dessous donne une première idée de la topographie des lieux :
Vue aérienne depuis l'est - Source : Wikipédia
Notre matinée est consacrée aux visites de Jerez de la Frontera et de Sanlucar de Barrameda. La visite de Cadix se fera dans l'après-midi et en fin de soirée nous reprendrons la navigation vers El Puerto de Santa Maria.
Jerez de la Frontera
Jerez de la Frontera, aussi appelée Xérès en français, est célèbre pour la culture de la vigne. Jerez est héritière d'un riche patrimoine historique, conservé principalement dans le périmètre du centre, classé. Parmi les monuments les plus importants se trouvent l'ancien hôtel de ville, datant du XVIe siècle, et la cathédrale El Salvador, du XVIIe siècle, de styles gothiques, renaissance et baroque.
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Catedral de Jerez de la Frontera
Jerez est une commune opulente et animée qui s’est enrichie grâce au commerce du vin. De plus, ses traditions équestres et le flamenco ont depuis bien longtemps dépassé les frontières. Un tour de ville vous permet de découvrir les principaux monuments. De l'architecte Aníbal González Álvarez-Ossorio, nous admirons l'une de ses oeuvres, le Coq Bleu, en dégustant un café. C'est ce même architecte qui fut l'architecte en chef de l’Exposition ibéro-américaine de 1929.
Le Coq Bleu - Source : Wikipédia
Sanlucar de Barrameda

Centre équestre - Crédit photo : Régis Leruste
Nous visitons les écuries et nous assistons à un spectacle équestre.

Spectacle équestre - Crédit photo : Régis Leruste
Cadix
L’après-midi, nous visitons à pied le centre historique.

Carte de la ville de Cadix - Source : Google maps modifiée avec le logiciel Inkscape
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La cathédrale, vue depuis l'ouest - Source : wikipédia
Dressée à l’extrémité d’une langue de terre, Cadix s’étend au cœur d’un littoral de lagunes, de plages et de marais salants. Au cours de la visite, sur la plaza Mina, matérialisée par un beau jardin, la guide attire notre attention sur une plaque apposée sur la maison natale du compositeur Manuel de Falla (1876-1946). Pour découvrir l’œuvre de Manuel de Falla tout en explorant le Flamenco, j'ai écouté le Tricorne. Le Tricorne est un ballet en un acte. De ce ballet, la danse du gouverneur nous plonge dans l'Andalousie profonde. Pour en avoir une petite idée, l'interprétation de Patrick Dupond (1959-2021) de cette danse, farruca (typique du flamenco), à l'opéra de Paris est accessible sur Youtube par le lien suivant : la danse du gouverneur.

Danseuses de Flamenco - Source : Wikimédia Commons
Le soir, à bord du bateau, nous assistons à un spectacle de flamenco. Le flamenco (cante flamenco) est un art créé par le peuple gitan et andalou, sur la base d’un folklore populaire issu des diverses cultures qui s’épanouirent au long des siècles en Espagne. Mon opinion sur ce spectacle est défavorable. Mon ressenti est : beaucoup de bruits sur la scène, une danseuse qui n'a pas l'allure d'une andalouse, nous sommes loin du cœur de la plus grande des traditions espagnoles vantées par CroisiEurope. Dommage, les deux spectacles équestres vus précédemment, traduisent correctement les traditions espagnoles tandis que ce spectacle de Flamenco déçoit. Dans la nuit, nous reprenons la navigation vers El Puerto de Santa Maria.
20/10/2025 - Jour 5 : EL PUERTO DE SANTA MARIA (2) -
Castillo de San Marcos en El Puerto de Santa María - Source : Wikipédia
Le matin, nous visitons à pied une bodega (Osborne). Nous dégustons 3 vins accompagnés de tapas. Parmi les nombreuses traditions, le vin a de tout temps occupé une place prépondérante dans la culture andalouse. Les conditions climatiques exceptionnelles permettent de produire les vins de l’Appellation d’Origine Jerez-Xérès-Sherry. A l'issue de la dégustation, nous prenons un café à une terrasse puis nous achetons des graines de tournesol dans une supérette. Sous le parapluie, ce sera la seule averse de tout le séjour, nous revenons pour le déjeuner à bord du bateau. Nous n'avons pas acheté de vin à la bodéga, cette dégustation présentait l'intérêt de la connaissance de ces vins, par contre nous n'avons pas été emballés au point d'en ramener une bouteille. Dans l'après-midi, nous reprenons la navigation vers Séville. C'est durant notre navigation que nous dégustons une paella :

21/10/2025 - Jour 6 : SEVILLE - Grenade - SEVILLE
Compte tenu du temps de route, trois heures, nous démarrons notre excursion vers Grenade à sept heures. Nous visiterons l’Alhambra, le Generalife et le centre historique.
Bâtie sur trois collines, avec en toile de fond, les cimes altières et enneigées de la Sierra Nevada, Grenade livre dès son arrivée, son plus beau trésor, l’Alhambra. Dernière ville reconquise par les rois catholiques au XVe siècle, nous sommes transportés dans une atmosphère orientale.
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Coucher de soleil sur le palais de Charles-Quint - Source : Wikipédia
Vue du Generalife - Source : Wikipédia
Le car nous dépose à proximité de l'entrée de l'Alhambra où nous sommes pris en charge par un guide de petite taille qui plaît beaucoup à Gwenola. Son discours et simple et efficace, il va droit au but. Il nous fait visiter l'Alhambra, les jardins et le Generalife. Tout est beau et la promenade des jardins qui relient les deux palais est très agréable. L’Alhambra est une ancienne cité médiévale fortifiée de l'époque musulmane (dynastie nasride, XIIIe - XVe siècles).
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Palais de Charles Quint (Alhambra) - Source : Wikimédia Commons
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Cour intérieure du palais de Charles Quint (Alhambra) - Source : Wikimédia Commons
Après le déjeuner, nous visitons le centre historique et en particulier la cathédrale
22/10/2025 - Jour 7 : SEVILLE
Séville est une cité phare de l’histoire espagnole qui distille joie et animation dans chacune des rues et places de sa vieille ville. Cœur de l’Andalousie, Séville hérite de son riche passé de nombreux joyaux architecturaux. Après une grâce matinée bien méritée suivie du déjeuner et d'une sieste, nous prenons un taxi, avec Jacqueline et Jean-Claude, pour rejoindre notre groupe au départ de la visite de l’Alcazar. Après une longue attente suivie d'un contrôle de sécurité presque aussi sévère que dans un aéroport, nous entrons dans le prestigieux édifice. C'est un véritable oasis en plein cœur de la ville, il se compose de palais et d’un jardin extraordinaire dans lequel des générations de monarques ont laissé leurs empreintes.
Alcazar - la porte du Lion - Source : Wikipédia
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Le soir, nous réserve une soirée de gala, apéritif somptueux suivi d'un dîner festif, entre autres plats : foie gras et omelette norvégienne. Le service traîne en longueur, le menu est trop copieux, j'ai des fourmis dans les jambes, par deux fois je monte sur le pont soleil pour m'y faire une promenade digestive. Nous sommes à la veille de notre retour, en rejoignant notre cabine pour la nuit, en consultant mon smartphone, un SMS de Transavia m'apprend l'annulation du vol en raison la tempête Benjamin qui traverse la Loire-Atlantique en cette nuit de mercredi à jeudi, soumettant le département à des perturbations et des vents forts. Transavia propose : l'annulation, un avoir ou un autre vol. Immédiatement j'essaie de trouver un autre vol, Transavia, même en attendant plusieurs jours, ne propose aucune alternative. Fatigué, je décide de dormir. Contrarié, je me réveille vers deux heures, après réflexion je me rends compte de la nécessité imminente de trouver une solution alternative. Je consulte Air-France qui propose un vol régulier pour l'aéroport de Roissy dans l'après-midi à un tarif "badaboum maximum". N'ayant pas d'autre solution, Gwenola dort profondément, pas question de la déranger dans son sommeil! En une heure sur mon smartphone, je m'affaire à suivre le long processus de réservation de nos deux places sur ce vol Air-France. Dans la foulée, je retrouve le sommeil.
23/10/2025 - Jour 8 : SEVILLE
A l'issue du petit déjeuner, la prestation de CroisiEurope est terminée à l'exception du transfert en taxi vers l'aéroport de Séville. Les deux problèmes, qu'ils restent à régler, sont : l'horaire de ce transfert et la réservation de notre train entre Roissy et Nantes où Marie pourra venir nous chercher. Concernant l'horaire du transfert, CroisiEurope nous regroupe avec Jacqueline et Jean-Claude qui ont la même destination que nous. Pour la réservation du train, le réseau WI-FI à bord du bateau ne fonctionne pas très bien, je cafouille et en final, je réussi à réserver deux places dans le dernier train pour Nantes au départ de Paris-Montparnasse. Il nous reste du temps avant le départ, nous en profitons pour jouir une dernière fois du Parc Maria Louisa. Nous y trouvons une terrasse agréable pour y déguster une bière accompagnée de sandwichs que j'avais pris soin de préparer durant le petit déjeuner. Ensuite, nous nous promenons dans ce très beau parc et allons revoir la place d'Espagne. Dans le milieu de l'après-midi un taxi nous amène à l'aéroport. Première surprise, ayant vérifier notre vol, celui-ci est annoncé avec une heure de retard, en conséquence, rejoindre la gare de Paris-Montparnasse me semble fortement compromis. Deuxième surprise, aux abords du contrôle de sécurité, impossible de vider ma bouteille d'eau, je demande de revenir vers les toilettes ce qui m'est refusé, en final, je vide ma bouteille dans un container permettant de collecter les bouteilles des passagers ce qui m'est vivement reproché!
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Logo de l'aéroport de Séville - Source : Wikimédia Commons
L'avion décolle effectivement avec une heure de retard avec des excuses et pour raison : un problème technique. En vol, je tente un rapprochement avec une hôtesse de l'air pour essayer de régler notre problème en lui demandant si la réservation d'un taxi serait possible. Sa réponse est négative et en plus, pour elle, la raison du retard est la tempête et non un problème technique! Le retard à notre arrivée s'allonge encore un peu car la récupération des bagages est plus longue que prévue. Voila, notre certitude est maintenant que notre correspondance SNCF est ratée. Par rapport à l'Andalousie, la température a baissé de quinze degrés et la cerise sur le gâteau est qu'il pleut! L'aérogare est très peu accueillant, il est difficile d'obtenir un renseignement. Heureusement, les navettes sont gratuites, ce qui simplifie les choses. L’aéroport Roissy Charles de Gaulle est gigantesque et il va falloir trouver nos repères. Nous prenons une première navette-bus pour rejoindre le Terminal T1, c'est là que se trouve la gare SNCF. Nous nous y rendons pour tenter d’annuler notre réservation. Nous avons la chance de tomber sur un assistant très compétent auquel je confie mon smartphone et qui s'occupe de cette annulation. Ensuite, il nous explique qu'il faut prendre le VAL (Villeneuve-d'Ascq Lille, petit métro sans pilote) pour rejoindre Roissy-Pôle là où il y a des hôtels. J'ai une petite expérience du VAL puisque dans les années soixante-dix, j'ai travaillé à Lille chez Philips dans le département qui commercialisait les caméras de surveillance jugées indispensables à un tel projet.
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CDGVAL - Source : Wikimédia commons
Ayant rejoint avec ce mode de transport, Roissy-Pôle, nous nous orientons vers l'hôtel Ibis où une file d'attente importante nous attend. Après quelques complications, du style trouver le bon ascenseur, bien-sûr, ce n'est pas un hôtel de province, des ascenseurs, il y en a plusieurs! Épuisés, nous trouvons enfin une chambre confortable où nous coucherons sans dîner.
24/10/2025 - Jour 9 : Roissy Charles de Gaulle -> Saint-Molf
Gwenola reste se reposer dans la chambre tandis que je vais prendre mon petit déjeuner. Dans ce monde hôtelier, au sein d'un complexe aéroportuaire gigantesque où l'ère du numérique domine, l'ambiance est glaçante. L'anonymat est roi, nous sommes loin de la convivialité des petits hôtels de province.
Aéroport international Charles de Gaulle - Source : Wikimédia Commons
Après un rapide coup d’œil, je m'oriente vers une cafétéria. Paradoxalement, l'accueil y est excellent. Deux charmantes femmes qui y sont affairées pour satisfaire la clientèle. Aimablement, l'une des deux femmes m'indique une table pour m'installer. Je me restaure copieusement. Avant de sortir, au buffet, je rassemble sachets de tisane et quelques viennoiseries pour Gwenola, j'en ai plein les mains, la deuxième des deux femmes me remarque et me propose un joli petit sac pour rassembler le tout. Voila, je pense à l'expression bien connue : un peu de douceur dans un monde de brutes. La suite de notre voyage se déroule normalement, Nous retrouvons Marie et ma voiture à la gare de Pornichet. La résultante de cette galère est bien évidemment beaucoup de fatigue.
Conclusion
La découverte de l'Andalousie en une semaine est un objectif qui semble quelque peu présomptueux. Parler de survol, pour en avoir une overview comme disent les anglais, me paraît plus adapté. Ce joli pays donne envi d'y retourner avec une organisation moins stressante. Consacrer une semaine à chaque ville d'importance (Cadix, Cordoue, Grenade, Séville) me semble intéressant, sous la forme d'un séjour hôtelier limité à la ville choisie.